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Reboisement et aménagement du paysage à Divonne

En septembre 2016, Divonne-les-Bains rencontrait le tristement célèbre capricorne asiatique avec l’infestation de nombreux arbres de la ville. Dès la découverte du fléau, des mesures de prévention avaient été adoptées et près de huit cents arbres ont été abattus. Aujourd’hui la ville espère tourner la page et pense à replanter.

Le problème des souches apparentes

Couper un arbre ou une dizaine d’arbres dans l’urgence c’est une chose mais près de huit cents, c’est un constat amer et une action qui ne passe pas inaperçue. Le paysage s’en trouve morcelé et les années de labeur pour l’aménagement et le boisement du territoire disparaissent.

Sur les vingt dernières années, la municipalité a fait planter plus de 2500 arbres, ce qui représente un investissement non négligeable. Aujourd’hui, elle doit de nouveau investir de fortes sommes pour reboiser et redonner vie à ses paysages, mais elle doit d’abord régler le problème des souches qu’il faut déraciner. En effet, il est impossible de planter au même endroit ni même à proximité si les racines de l’arbre abattu sont importantes. Par ailleurs, déraciner à proximité des routes et des maisons si les racines sont profondes est un vrai casse tête et un gros risque financier.

Par chance le parasite qui a touché les arbres de Divonne se cantonne en hauteur, donc les racines sont indemnes. L’extraction des souches ne s’impose ainsi pas partout mais seulement aux endroits stratégiques.

Un processus onéreux sur plusieurs années

Le budget annuel de la municipalité pour l’entretien des arbres et la coupe, uniquement quand elle est nécessaire, est de 400 000 €. La réglementation nationale suite à des infestations de ce genre oblige la commune à une surveillance de son parc végétal pendant quatre années et dans un rayon de mille mètres autour de la zone contaminée, ce qui ne lui facilite pas la tâche.
Par ailleurs, les espèces d’arbres considérées à risque ne peuvent être plantées. Cela implique de faire un choix difficile sur les essences possibles. Il faut choisir entre des arbres à pousse lente ou rapide et renoncer à certaines espèces locales comme l’érable.

Pour l’adjoint au maire, c’est une occasion de repenser certains aménagements « Il faut absolument replanter et replanter intelligemment. C’est peut-être l’occasion de mettre la rivière davantage en valeur » V.Scattolin.

La ville de Divonne se veut optimiste, quant à son projet de reboisement, mais elle reste vigilante face au risque d’une nouvelle contamination et surveille de près son site.

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